email a envoyer clelia

ahahaha le sac de pomme de terre

nan .. mais j'ai toujours adorée christie , je trouve cela si doux et maman m'a meme dit qu'elle avait hesiter car c'etait ainsi qu'elle souhaitais m'appeler donc pourquoi ne pas tricher un peu , je te le demande ?!

# Posted on Saturday, 19 September 2009 at 4:54 AM

casanova

DES MEMOIRES
le genre des mémoires
se rapproche de l'autobiographie. la difference réside dans le statut social des auteurs, qui ont souvent joué un role public. les mémoires
se signalent donc par une attention portéé aux evenements politiques majeurs auxquels leur auteur a pu se trouver méle.

L'autobiographie est un genre littéraire que son étymologie grecque définit comme le fait d'écrire (graphein, graphie) sur sa propre vie (auto, soi et bios, vie). Au sens large l'autobiographie se caractérise donc a minima par l'identité de l'auteur, du narrateur et du personnage : le mot est assez récent, il n'est fabriqué qu'au début du XIXe siècle.L'analyse littéraire moderne s'accorde à définir avec lui l'autobiographie comme « un récit rétrospectif en prose qu'une personne réelle fait de sa propre existence, lorsqu'elle met l'accent sur sa vie individuelle, en particulier sur l'histoire de sa personnalité.
Les Mémoires de J. Casanova de Seingalt, écrits par lui-même, sont l'ancienne édition des Mémoires de l'aventurier Giacomo Casanova, écrits entre 1789 et 1798, et publiés à titre posthume autour de 1825, en version censurée. En 1834, l'ouvrage est mis à l'Index des livres interdits avec toutes les ½uvres de Casanova. Une nouvelle édition, conforme au manuscrit original, l'a finalement remplacée sous son titre original Histoire de ma vie (1960-1962).En écrivant ses memoires il affirme sa personalité son profil d'individu unique et singulier qui cherche une reconnaissance .Il souhaite aussi laisser une trace dans son siecle , et dans les siecles a venir . Homme lettré et ecrivain , ecrire son existence,c'est aussi composer une oeuvre d'art ou se mele l'homme de la realité et l'homme littéaire , et ou quelque fois meme dans la lecture le style l'emporte sur la véracité du propos . Retenons donc Casanova pour son oeuvre litteraire , sa composition artistique ou se joigne son regard sur sa propre vie et son regard et critique de l'homme , de son siecle,a proprement parlé il a renseigné nos historiens sur l'epoques des lumieres et sur les activites aussi bien a la cours des grands souverais que dans les petits villages.

« Je considère les Mémoires de Casanova comme la véritable Encyclopédie du XVIIIe siècle[.] » — Blaise Cendrars, « Pro domo » (préface à la réédition de La Fin du monde filmée par l'Ange N.-D.), 1949

« Une ½uvre qui est au siècle de Louis XV ce que les Mémoires de Saint-Simon sont au siècle de Louis XIV. » — Francis Lacassin, « Casanova, ou le Saint-Simon des gens qui ne roulent pas en carrosse », 1993
Casanova a écrit ses Mémoires en langue française au château de Dux, où il a occupé la sinécure de bibliothécaire du comte de Waldstein (Joseph-Karl Emmanuel de Vald¨tejn) durant les treize dernières années de sa vie. En avril 1789, une maladie le contraint au repos absolu, et sur la suggestion de son médecin il entame la rédaction de ses Mémoires pour se distraire.
Un roman vécu
La morale, les faits et gestes de ce Giacomo du XVIIIe siècle en chair et en os, comme on l'a appelé, ne s'accordaient sans doute plus avec les principes du siècle qui a vu leur publication. Partout et toujours, son caprice l'emporte sur toute sage considération. Il sacrifierait le bonheur éternel pour la satisfaction d'une fantaisie ou d'un plaisir passager et se lance dans toutes sortes d'aventures, cherchant partout le plaisir, s'accommodant de toutes les situations, tantôt livré aux expédients, mais sans aucun souci du lendemain, tantôt répandant l'argent en grand seigneur, peu délicat sur les moyens de se procurer des ressources, tantôt demandant au jeu qui lui est souvent propice de regarnir sa bourse tout à coup vidée. C'est que sa manière rentrait probablement dans la série des combinaisons complexes où l'adresse permet au joueur habile de diriger ou de corriger le hasard.
Malgré le cynisme de ses m½urs, et trop souvent la crudité de son langage, tout en racontant ses folles équipées, ses amours passagères, ses aventures malsaines, Casanova ouvre des perspectives inattendues sur la civilisation de son époque. S'il ne dit pas un mot de Naples, presque rien de Rome même, il peint le tableau avec de vives couleurs des m½urs de Londres, de Paris, de la France, Louis XV, de l'Italie et surtout de sa Venise natale, cette ville d'amour où rien n'est plus rare que les ruptures violentes, les coups de tête, les passions échevelées, les drames à grands spectacles et où l'on recherche avant tout le plaisir, où règne le libertinage. La corruption s'étale sans vergogne au milieu des élégances les plus raffinées et la passion se montre sans voile.
BIOGRAPHIE DE CASONOVA
Giacomo Girolamo Casanova (en français Jacques Casanova), aventurier célèbre né le 2 avril 1725 à Venise et décédé le 4 juin 1798 à Dux en Bohême (aujourd'hui Duchcov). Casanova usa de pseudonymes dont le plus célèbre est celui de Chevalier de Seingalt. Le peintre François Casanova était son frère. Né de parents comédiens, environné de femmes durant l'enfance (qui jouèrent un rôle premier pour lui comme l'évoque cette citation de ses mémoires : Rien de tout ce qui existe n'a jamais exercé sur moi un si fort pouvoir qu'une belle figure de femme), il commence une carrière ecclésiastique puis entame sa vie d'aventures, exerçant de nombreuses activités — joueur de violon, joueur professionnel, escroc, financier, bibliothécaire, etc. — sillonant l'Europe du XVIIIe siècle en passant des prisons aux cours de souverains ; cela lui permit lors de la rédaction de ses mémoires de brosser un portrait de la société pré-révolutionnaire en dépeignant tout aussi bien les femmes de chambre que les ministres les plus en vue, offrant ainsi un témoignage de premier plan au sujet d'une époque charnière au cours de laquelle il rencontra, entre autres, Voltaire, Jean-Jacques Rousseau et le pape Clément XIII.

Casanova était égoïste, la recherche du plaisir mena son être et pour l'atteindre, il ne dédaignait pas à flouer des dupes et à se moquer des lois. Ses souvenirs — étudiés et confrontés aux faits historiques par les casanovistes, passionnés de la matière — bien que présentant des inexactitudes quant aux dates semblent néanmoins avoir été rédigés sous la conduite de la bonne foi. Cependant, l'auteur a probablement embelli son personnage et dissimulé, à l'évidence, d'ombrageuses facettes de son périple (comme son rôle d'informateur pour la République de Venise).

Casanova est, avant tout, célèbre au titre de ses aventures galantes qui occupent une place de choix dans ses mémoires : plus d'une centaine de femmes y sont évoquées en tant que « conquêtes », selon ce riche Don Juanl'homme est fait pour donner, la femme pour recevoir. Ces amours furent l'origine de bonheurs et de malheurs infinis pour l'aventurier qui jugeait que si les plaisirs sont passagers, les peines le sont aussi : ces amours lui permirent de rencontrer l'abbé Bernis, futur académicien français de l'Académie française, ambassadeur de Louis XVà Venise avec qui il partagea durant plusieurs mois les faveurs d'une religieuse. (désignée par les initiales M.M) qu'ils retrouvaient alternativement dans un casin — sorte de garçonnière cossue — où lorsque l'un des deux se livrait aux passions charnelles avec leur maîtresse, l'autre observait la scène à travers une tapisserie percée d'une multitude de trous minuscules depuis une pièce cachée dans l'obscurité.

L'abbé de Bernis rejoignit la France et Casanova (suite à ses frasques amoureuses, financières et d'opinions), malgré de puissants soutiens, malgré qu'il clamera toujours son innocence, malgré qu'il aurait dû fuir de Venise comme Monsieur de Bragadin le lui avait proposé et qu'il a refusé, malgré son envie de liberté et de conquête, malgré ce que pourront en dire les gens de son siècle, et malgré qu'il risque de ne plus jamais faire parler de lui, et être enterré pour l'éternité au milieu des médiocres, il fut incarcéré à la prison des Plombs où il reste deux ans.

Mais à force de travail, de courage, d'ardeur, avec pour seule pensée l'espoir de partir à l'aventure pour toujours, par la grâce et la créativité il parvient à s'échapper avec un autre prisonnier — c'est l'unique évasion que l'imperturbable prison des Plombs ait connue, et dont le récit sera rédigé par Casanova lui même dans ses Mémoires en 1791 avec une précision et une conaissance des lieux parfaite —. Il gagne Paris où Bernis — alors devenu un ministre de premier plan du royaume — l'appuya ; l'aventurier y construisit alors une belle fortune en lançant une loterie dont le but était de financer l'École Militaire sans imposer davantage les contribuables — le peuple —, loterie dont il sut, par d'habiles man½uvres et de l'audace, s'approprier la paternité et une grande part des bénéfices.

Agent secret, une mission d'enquête pour laquelle il fut récompensé avec générosité lui fut confiée par la France afin de jauger l'état de ses navires de guerre. Imposteur, escroc et manipulateur (bien qu'il s'en défendit — dans ses écrits il interroge : quel est l'homme auquel le besoin ne fasse faire des bassesses ?), il abusa de la crédulité de la riche Madame d'Urfè en lui faisant croire qu'il était parfaitement initié aux mystères de la Cabale.

Se présentant comme trop bon c½ur pour briser la destinée de jeunes femmes méritant beaucoup, trop honnête pour se plier à des mascarades amoureuses pour des raisons financières et surtout ne pouvant supporter l'idée de se voir enchaîné par de si puissants liens que ceux du mariage — se marier est une sottise, mais lorsqu'un homme le fait à l'époque où ses forces physiques diminuent, elle devient mortelle... —, il préféra négliger plusieurs propositions importantes de convoler en justes noces.

Persuadé que pour que le plus délicieux endroit du monde déplaise, il suffit qu'on soit condamné à y habiter, Casanova parcourut l'Europe à de nombreuses reprises, terminant sa vie en tant que bibliothécaire écrivain voyant la mort comme un monstre qui chasse du grand théâtre un spectateur attentif, avant qu'une pièce qui l'intéresse infiniment finisse.

Les 73 années de son existence contées par ce grand libertin regorgent d'aventures, d'anecdotes et de détails sur la société d'alors, cette époque d'éclosion d'idées nouvelles, ce dans un style littéraire aux tournures parfois alambiquées ou sophistiquées d'un précieux — d'un fat même peut-être — mais intelligibles, parfois admirables, souvent savoureuses comme lorqu'il écrivit avec simplicité : je n'ai jamais dans ma vie fait autre chose que travailler pour me rendre malade quand je jouissais de ma santé, et travailler pour regagner ma santé quand je l'avais perdue.

biographie en italien
Giacomo Girolamo Casanova (Venezia, 2 aprile 1725 – Dux, odierna Duchcov, 4 giugno 1798) è stato un avventuriero, scrittore, diplomatico, agente segreto veneziano.
Di lui resta una produzione letteraria molto vasta ma viene principalmente ricordato come avventuriero e come colui che fece del proprio nome il sinonimo di seduttore. A questa fama contribuì verosimilmente la sua più importante opera autobiografica: Histoire de ma vie (Storia della mia vita), in cui l'autore descrive, con la massima franchezza, le sue avventure, i suoi viaggi e i suoi innumerevoli incontri galanti.
L'Histoire è stata scritta in francese e dovrebbe quindi far parte della letteratura in questa lingua, sebbene la scelta linguistica sia stata dettata soltanto da motivi di diffusione dell'opera, in quanto all'epoca il francese era la lingua più conosciuta e parlata in Europa (come ai tempi nostri l'inglese). Casanova stesso, nella prefazione dell'Histoire, scrisse infatti, facendo riferimento alla maggiore diffusione della lingua francese
Certo dell'immortalità della sua opera, o al fine di garantirgliela, Casanova scrisse perciò usando la lingua che gli avrebbe consentito di raggiungere il maggior numero possibile di potenziali lettori. Molte opere minori, del resto, le scrisse in italiano, forse perché sapeva bene che esse non sarebbero divenute mai un monumento, come avvenne invece per la sua autobiografia.
Da notare, in questo caso, le analogie con un altro celebre veneziano, coevo al Casanova: Carlo Goldoni, il quale scelse allo stesso modo di scrivere la propria autobiografia in francese.
L'autobiografia del Casanova, a parte il valore letterario, è un importante documento per la storia del costume, forse una delle opere letterarie più importanti per conoscere la vita quotidiana in Europa nel '700. Si tratta di una rappresentazione che, per le frequentazioni dell'autore e per la limitazione dei possibili lettori, riferisce principalmente delle classi dominanti dell'epoca, nobiltà e borghesia, ma questo non ne limita l'interesse in quanto anche i personaggi di contorno, di qualsiasi estrazione, sono rappresentati in modo vivissimo. Leggere quest'opera è uno strumento importantissimo per conoscere il quotidiano degli uomini e delle donne di allora, per comprendere dal di dentro la vita di ogni giorno.
Fra corti e salotti, Casanova sfiorò, quasi senza accorgersene, un momento di svolta epocale della storia. Incontrò molti fra i grandi del suo tempo e ne documentò gli incontri; erano fra questi personaggi come Rousseau, Voltaire, Madame de Pompadour, Mozart, Caterina II di Russia, Federico II di Prussia. Ma Casanova non comprese lo spirito di rinnovamento che avrebbe fatto volare la storia verso direzioni mai percorse prima. Rimase ancorato fino alla morte al vecchio regime ed a quella classe dalla quale, per nascita, era stato escluso e della quale cercò disperatamente di far parte, anche quando ormai essa era irrimediabilmente avviata verso il tramonto.
Casanova ou l'éssence* dGiacomo Casanova [1725-1798] a joué le rôle de sa vie avec d'incontestables talents de metteur en scène. Armé de sa gaieté, d'un charme irrésistible et d'une liberté sans retenue, cet aventurier vénitien a traversé le siècle des Lumières à la vitesse du fluide électrique, exerçant mille métiers, arpentant l'Europe comme d'autres leur canton, rencontrant les grands comme la société où l'on s'encanaille, passant des baronnes aux putains, des cours aux prisons, aux salles de jeux et aux bouges. Ce séducteur à la réputation sulfureuse fut en fait un véritable philosophe en acte. Charles Wright ressuscite la figure de ce personnage trop longtemps obscurci par sa légende et le suit pas à pas dans ses folles pérégrinations à travers l'Europe des Lumières, avec Venise et Paris comme point de convergence et pour seul mot d'ordre celui d'accroître l'intensité de sa vie. Dans un style brillant, il retrace cette existence dilapidée à la hussarde, avec des escales dans les cavernes, des aventures pleins les poches, des amoureuses en croupe et son désir en guise de boussole. Sa vie d'errance va commencer au travers de l'Europe : Paris, Hollande, Suisse, Londres, Saint Petersbourg, Vienne, Paris, Dresde, Berlin, Prague, enfin à l'âge de 60 ans, il échoue à Dux en Bohème, où le comte de Waldstein lui propose un emploi de bibliothécaire dans son château. C'est là que, par dés½uvrement, il écrira pendant 13 ans, jusqu'à sa mort en 1798.

L'essentiel de ce que l'on connaît du personnage est contenu dans ses mémoires ou dans sa correspondance. Depuis quelques années plusieurs générations de “ casanovistes ” rassemblent une précieuse matière complémentaire sur le personnage et le XVIIIe siècle.

LES MEMOIRES QUAND SE MELE ETRE DE PAPIER ET ECRIVAIN
notre opinion :
Eloge du badinage avec lequel on ne rigole pas
A travers la découverte et l'explication des conquêtes du fameux libertin, on découvre une soif innasouvie de conquérir la femme, de la découvrir, de la soigner... plus qu'un séducteur, Casanova nous dépend ici les raisons de sa séduction. Un ouvrage qui se passe de polémique, car peu sensuel, mais qui devrait obliger l'analyse, car formidablement sentimental. Les mémoires de Casanova sont un véritable bonheur à découvrir. Ce sont celles d'un homme cultivé, aventurier, qui aimait les femmes et savait s'en faire aimer. On y sent tout le véritable goût de la vie du XVIII ème siècle, celle des peties gens comme celle des grands seigneurs. Cette édition donne un bien trop minuscule échantillon de l'ensemble de l'oeuvre, qui existe par ailleurs sous la forme de trois gros volumes dans la collection 'Bouquins'. Une manière d'aborder "légèrement" cette oeuvre, cependant. on note des passages ou on surprend Casanova a affabuler , a exagérer les fait afin de se mettre en valeur.
Ense proposant d'étudier dans un premier temps le statut des aventuriers-écrivains au XVIIIe siècle, par rapport à Casanova qui, pour des raisons personnelles, a tenu à occulter ses ambitions littéraires et ses projets d'écrivain dans l'Histoire de ma vie et s'est donné à voir dans le texte comme dilettante, escroc et tricheur. Les raisons personnelles font partie d'un ensemble de problèmes que l'on pourrait appeler le "complexe Voltaire" de Casanova et qui constitue l'une des blessures les plus profondes de l'écrivain.
Dans un deuxième temps, on étudiera la relation très spéciale de Casanova à la langue française, comme convention de l'époque et comme invention ingénieuse de l'écrivain par l'alliance de l'italien et du français et son apprentissage du français suivi d'un savant « imperfectionnement » du savoir classique, très conscient et réussi.
Plusieurs séminaires seront spécialement consacrés aux réécritures successives du texte lors de l'histoire des éditions, avec un accent mis sur le travail très contradictoire de Jean Laforgue, ainsi qu'à la réception de l'oeuvre auprès des spécialistes et du grand public.
L'analyse du caractère oral du style qui crée une impression bizarre et fait qu'on qualifie souvent Casanova d'auteur secondaire, au style (apparemment) relâché, sera faite en vue de démontrer que l'oralité fait partie d'un programme secret, bien réfléchi.
Ensuite on essayera de passer brièvement en revue les divers modèles littéraires des mémoires de Casanova, à commencer par l'Antiquité, la Renaissance et pour terminer par le roman libertin et le roman picaresque, entre autres.
Le dernier sujet proposé sera la conception de l'amour de Casanova et plus particulièrement son rapport très complexe au libertinage., (DEVELLOPEMENT LORS DE LA PRESTATION ORAL°)
LE PARADOXE DE CASANOVA

La principale ½uvre de Casanova est sa vie elle-même. Ce n'est que par le travail de la mémoire et de l'écriture de ses souvenirs quelle nous est accessible et constitue un témoignage irremplaçable sur le Siècle des Lumières.

Casanova n'a d'ailleurs pas vécu une vie, mais plusieurs dans lesquelles on trouve un personnage qu'aucun qualificatif ne permet de caractériser simplement. Il fut à la fois : abbé, militaire, roturier reçu par les grands du monde, faux chevalier, libertin, généreux, fidèle, érudit, aventurier, chevalier d'industrie...

Notre seule ambition ici est de donner quelques repères sur le personnage, et si possible de donner envie de mieux le connaître et de le lire.

le libertin vertueux? PARADOXALE,,????

Dans le langage commun, un “ Casanova ” est un séducteur de carnaval. Ce malentendu est le résultat d'une méconnaissance du personnage dont on n'avait, jusqu'en 1960 qu'une vision déformée donnée par le texte dénaturé de ses mémoires, et par une vison puritaine de ce Vénitien hors des normes prépondérantes de la société catholique. Il est d'ailleurs assez amusant de constater que la majeur partie des ouvrages qui lui ont été consacrés ne soulignent que l'aspect sulfureux du personnage. L'extravagante personnalité de Jacques Casanova, chevalier d'industrie – J. Legras, Paris 1922 ; Le Don Juan de Venise : Casanova – J. Lucas Dubreton, Paris 1955.

Cette réputation est soulignée jusqu'à nos jours pour des raisons “ commerciales ” par des auteurs médiocres : les aspects scandaleux de Casanova font plus facilement vendre que son caractère d'hédoniste vertueux, voire de moraliste, de sage, ou d'extraordinaire témoin du XVIIIe siècle. Le dernier ouvrage de Ph. Sollers en est un exemple consternant .

Ce qui est remarquable chez Casanova, ce n'est pas son côté libertin, fort commun au Siècle des Lumières comme aujourd'hui d'ailleurs, c'est la relation qu'il en fait. Il analyse la volupté, débusque les préjugés, souligne l'hypocrisie, révèle enfin la beauté des sentiments. Sans doute n'a t-il pas de scrupules inutiles pour justifier quelques actions contestables, mais du moins ne se cherche t-il pas d'excuses ou de faux fuyants. Son honnêteté intellectuelle est assez inhabituelle pour que les puritains d'hier et d'aujourd'hui puissent en être choqué. Plutôt que de se délecter des aphorismes délicieux ou profonds de Casanova, de la liberté de ses considérations morales, ou simplement de la beauté de la langue française qu'il utilise. Il n'est pas surprenant que beaucoup ne retiennent du personnage que sa trivialité et son insolence, oubliant qu'il peut être vertueux à sa manière et montrer de nobles sentiments.


L’écrivain

Casanova est un écrivain assez irrégulier qui ne connaîtra pas de grands succès durant son existence. Il a pourtant une surprenante facilité pour écrire en prose aussi bien qu'en vers. Sa production sera disparate : pamphlets, traductions, romans (Isocameron), écrits philosophiques, une comédie, et bien sûr une vaste correspondance. Notons qu'il utilise l'italien, le Français, et le latin. Il possède une considérable culture littéraire tant classique que contemporaine. Au XVIIIe siècle, le français étant la langue communément parlée par l'aristocratie européenne, sa maîtrise lui permettra d'être partout chez lui en Europe. Bien qu'elle ne soit pas sa langue maternelle, il la choisira cependant pour composer ses mémoires.

Sa renommé posthume ne tiendra qu'au résultat la thérapeutique que lui a conseillé son médecin le docteur O'Reilly :
“ Ecrire mes mémoires a été le seul remède que j'ai cru pouvoir employer pour ne pas devenir fou ou mourir de chagrin au milieu des désagréments et des tracasseries que me font éprouver et que me suscitent chaque jour les envieux coquins qui se trouvent avec moi au château de Dux. ”

On trouve dans la langue de Casanova de superbes formules comme par exemple :
“ Tout ce que je me disais pour ne pas perdre l'espoir était que son amour n'était pas encore assez fort pour subjuguer son orgueil ”. T1 p 347

“ - Elle a de vilaines jambes.
- On ne les voit pas, monsieur, et après, dans l'examen de la beauté d'une femme, la première chose que j'écarte sont les jambes. ” T1 p 587

“ Je n'avais pas encore appris l'axiome que tant que le combat dure, la victoire est toujours incertaine ”. T1 p 73


Le voyageur insolite

Par envie, mais plus souvent par obligation, Casanova sera un perpétuel voyageur. Dans les premières années de sa vie, il voyage avec un besoin de découvertes : Rome, Corfou, Constantinople, Paris.

A partir de 1756, année de son évasion spectaculaire de la prison des Plombs, il va fuir. Il sera banni de Venise. Son exil le mènera par presque toutes les grandes villes d'Europe d'où il devra s'enfuir pour différents motifs (banqueroute, dénigrements, duel, libertinage...). Ce n'est que 18 ans plus tard qu'il pourra, en 1774, retourner dans sa patrie vénitienne. Pendant cette période, Casanova mettra au point une remarquable méthode pour obtenir des recommandations d'une étape à l'autre lui permettant une rapide intégration partout où il retrouve. Au cours de son errance, il pourra souvent avoir recours à son “ père adoptif ”, le sénateur Bragadin lorsqu'il sera en difficultés financières.

En 1782 il est l'objet d'une nouvelle disgrâce pour avoir publié un pamphlet. Il a alors 57 ans, c'est un aventurier vieilli qui tente par tous moyens de s'établir quelque part. Il échouera en 1785 comme bibliothécaire à Dux.

On notera que Casanova a vécu non seulement d'expédients (Mme d'Urfé) mais surtout de son travail. Il a même fait à Paris une considérable fortune. Avec un peu de prudence, il aurait plusieurs fois pu s'installer et profiter des opportunités qui s'offraient à lui. Mais comme il l'écrit lui-même : “ Elle me donna des leçons, et des conseils très sages que si j'avais suivis, ma vie n'aurait pas été orageuse, et par conséquent, je ne l'aurais pas aujourd'hui trouvée digne d'être écrite. ”


Morale du bonheur, optimisme, épicurisme

Hédonisme :
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut dans toute ma vie ma principale affaire ; je n'en ai jamais eu de plus importante. Me sentant né pour le sexe différent du mien, je l'ai toujours aimé, et je m'en suis fait aimer tant que j'ai pu. J'ai aussi aimé la bonne table avec transport, et passionnément tous les objets fait pour exciter la curiosité. »
T1 p 7,

Optimisme :
« J'aimais, j'étais aimé, je me portais bien, j'avais beaucoup d'argent, et je le dépensais, j'étais heureux, et je me le disais, riant des sots moralistes qui disent qu'il n'y a pas de véritable bonheur sur la terre. C'est le mot sur la terre qui me fait rire, comme si on pouvait aller le chercher ailleurs. »

Réalisme :
« Pour ce qui me regarde, me reconnaissant toujours pour la cause principale de tous les malheurs qui me sont arrivés, je me suis vu avec plaisir en état d'être l'écolier de moi-même, et en devoir d'aimer mon précepteur ». p 10,

« Si le plaisir existe, et si l'on ne peut en jouir qu'en vie, la vie est donc un bonheur. Il y a d'ailleurs des malheurs ; je dois le savoir. Mais l'existence même de ces malheurs prouve que la masse du bien est plus forte. » p 238,

« La fourberie est un vice; mais la ruse honnête n'est autre chose que la prudence de l'esprit. C'est une vertu. Elle ressemble, il est vrai à la friponnerie, mais il faut en passer par là. Celui qui ne sait pas l'exercer est un sot. »

Réaction sentimentale alors qu'il vient de s'échapper de la prison des Plombs :
« J'ai alors regardé derrière moi tout le beau canal, et ne voyant pas un seul bateau, admirant la plus belle journée qu'on pût souhaiter, les premiers rayons d'un superbe soleil qui sortaient de l'horizon, les deux jeunes barcarols qui ramaient à vogue forcée, et réfléchissant en même temps à la cruelle nuit que j'avais passée, à l'endroit où j'étais dans la journée précédente, et à toutes les combinaisons qui me furent favorables, le sentiment s'est emparé de mon âme, qui s'éleva à Dieu miséricordieux, secouant les ressorts de ma reconnaissance, m'attendrissant avec une force extraordinaire, et tellement que mes larmes s'ouvrirent soudain le chemin le plus ample pour soulager mon coeur, que la joie excessive étouffait; je sanglottais, je pleurais comme un enfant qu'on mêne par force à l'école.»


Réflexion sur l'amour

Casanova est l'opposé du don Juan : il aime voluptueusement les femmes. Il ne séduit jamais pour abandonner, et s'il abandonne c'est avec des accomodements généreux.

“ Le séducteur de profession, qui en fait le projet, est un homme abominable, ennemi foncièrement de l'objet sur lequel il a jeté son dévolu. C'est un vrai criminel qui, s'il a les qualités requises à séduire, s'en rend indigne en abusant pour faire une malheureuse. ”


« Qu'est-ce donc que l'amour? J'ai beau avoir lu tout ce que des prétendus sages ont écrit sur sa nature, et j'ai beau y philosopher dessus en vieillissant que je n'accorderai jamais qu'il soit bagatelle, ni vanité. C'est une espèce de folie sur laquelle la philosophie n'a aucun pouvoir ; une maladie à laquelle l'homme est sujet à tout âge, et qui est incurable si elle frappe dans la vieillesse. Amour indéfinissable ! Dieu de la nature ! Amertume dont rien n'est plus doux, douceur dont rien n'est plus amer. Monstre divin qu'on ne peut définir que par des paradoxes.
il est de plus l'opposé du marquis de Sade qui est un etre plus vulgaire et débauché que l'histoire est connue, c'est dessolant qu'une asssociation puisse mettre a l'erreur bon nombre de gens .
Le bilan d’une vie

Déchéance de la vieillesse
« ... j'avais perdu mon temps, ce qui voulait dire que j'avais perdu ma vie ; les vingt ans que j'avais devant moi et sur lesquels il me semblait de pouvoir compter, me paraissaient tristes. Ayant quarante sept ans, je savais que j'étais dans l'âge méprisé par la fortune...C'est en descendant que l'homme qui a passé sa vie dans les plaisirs fait ces sombres réflexions, qui n'ont pas lieu dans l'état de la florissante jeunesse, où il n'a besoin de rien prévoir... qui rit du philosophe qui ose lui dire que, derrière ce charmant horizon, il y a la vieillesse, la misère, le repentir toujours tardif et la mort. Si telles étaient mes réflexions il y a vingt six ans, on peut se figurer quelles doivent être celles qui m'obsèdent aujourd'hui quand je me retrouve seul. Elles me tueraient si je ne m'ingéniais à tuer le temps cruel qui les enfante... »

vers une conclusion
Ceux-là, en d'autres termes... rejoignent le mythe. Le personnage dont l'historien vient de retracer longuement l'aventureuse carrière, et qui trouve sa place au Panthéon des hommes légendaires n'est autre que Giacomo Casanova, libertin vénitien du siècle des Lumières. L'antonomase appliquée à son patronyme, qui désigne aujourd'hui très communément un séducteur aux innombrables conquêtes, et les multiples réécritures qui s'inscrivent, en creux ou en relief, dans le sillage de sa monumentale autobiographie, l'Histoire de ma vie, ont contribué, texte après texte, année après siècle, à forger un personnage mythique.
L'homme est en effet connu, bien au delà des frontières de sa terre d'origine, pour son art de la séduction, sa vie facile et aventureuse. Les casanovistes, qui depuis des générations examinent son histoire sous un angle plus scientifique, soulignent aussi ses multiples talents intellectuels, ses qualités littéraires certaines et polymorphes – il s'est de fait adonné aux études mathématiques, aux essais, à l'écriture romanesque et autobiographique, à la poésie... Ce « cas » Casanova se situe cependant à la fois au c½ur et en marge du mythe, car il est une figure hybride au triple statut : homme de chair et de sang, inscrit dans l'Histoire, héros de papier de sa propre histoire, et personnage universel, auréolé d'une dimension mythique.
Est-il alors légitime de l'inscrire au rang des mythes littéraires ? Grâce à son autobiographie, l'Histoire de ma vie, le personnage est en effet un écrivain du XVIIIe siècle, témoin tout à fait humain de son époque, et l'acteur d'aventures extraordinaires qui, égrenées dans l'immense catalogue de ses Mémoires, contribuent à l'ériger au rang de figure mythique. Cette double identité d'un Casanova en même temps figure historique à l'existence attestée et protagoniste romanesque à la vie mouvementée intrigue le lecteur, le désoriente. Mais cela lui importe-t-il réellement ?
le lecteur en général ne se soucie guère de savoir quelque chose de [l']humanité [de Casanova] : il lui faut un Casanova mythique, (...) support de fantasmes et de rêves narcissiques [Luna 1980, p. 27]. Le « mythe » casanovien serait donc indispensable pour susciter l'approbation, l'affection, la compréhension de la majeure partie du lectorat.

Quand au public plus averti, familier des méandres de l'autobiographie et de l'existence historique de Casanova, il s'avoue souvent, à l'image du neurobiologiste Jean-Didier Vincent, qui s'intéresse à la mise en scène du corps tour à tour malade et bien portant du libertin vénitien , « embarrassé par le mythe » . En effet, si de nombreux casanovistes s'évertuent à démontrer la véracité de ses Mémoires, c'est justement pour montrer que Casanova n'est pas un mythe, qu'il a réellement vécu l'incroyable succession d'aventures livrées, au soir de sa vie, en une dernière, celle de l'écriture. Sans doute faut-il, pour tenter de distinguer le statut mythique ou humain de Casanova, séparer, comme le souligne le psychanalyste Jacques Antoine Malarewicz, les différents aspects du personnage. En effet, Casanova semble un être trop réel pour incarner le mythe de la séduction, qu'il abandonne à Don Juan :
Quand on lit Casanova, il y a de la chair, il y a des fluides, c'est extraordinairement humain. Il n'est en rien mythe. Peut être [est-il] mythe à d'autres niveaux : celui du XVIIIe siècle, celui de Venise... Je crois surtout qu'il est le mythe de celui qui écrit sa vie en vivant [Malarewicz 1998].
Quelles que soient donc les couleurs sous lesquelles officie Casanova, il semble appartenir à cette immense famille des mythes littéraires, nés de la propagation écrite ou orale d'un faisceau d'idées, de caractéristiques propres à un sujet ou à un objet. Un personnage mythique se tient souvent à califourchon entre réalité et fiction, et voit sa propre légende s'échafauder par de multiples pratiques de réécritures, qui entretiennent entre elles et avec le texte originel des relations variées. Le mythe casanovien offre ici un parcours particulièrement topique : l'Histoire de ma vie, pierre angulaire du mythe, inlassablement corrigée par Casanova, n'achève son existence mouvante d'½uvre en création qu'à sa mort, et commence dans le même temps une nouvelle vie, celle d'un matériau inépuisablement traduit, copié, interprété. L'histoire factuelle de ces multiples réécritures serait ici fastidieuse ; j'en laisse d'ailleurs le soin à Francis Furlan, dont la thèse de doctorat, publiée en 1971, présente une étude diachronique détaillée du mythe littéraire de Casanova [Furlan 1971].
Lorsque le réalisateur italien Federico Fellini découvre, à l'occasion d'un film de commande, les Mémoires de l'aventurier des Lumières Giacomo Casanova, il déteste d'emblée ce personnage trop charismatique, trop érudit, trop séduisant.
Il déconstruit alors progressivement le mythe casanovien, à travers un film froid, distant, qui pose Casanova en figure de proue d'une certaine catégorie d'individus, celle des italiens immatures, éternellement en quête d'une « donna/madre », femme-mère impossible à atteindre. Son adaptation est bien différente des représentations fantasmées qui ont, tout au long de la genèse accidentée du film, bourgeonné dans les imaginations fertiles des simples spectateurs ou des critiques de cinéma.
Le Casanova de Fellini, dédaigneux du mythe, tend à la représentation écranique d'un type, d'un « Casanova particulier », qui de témoin vivant du dix-huitième siècle devient métaphore figée de notre époque actuelle.

IL EU LE MACHIAVELLISME ,LE NARCISSISME ,LE SADISME ,LE DON JUANISMES;
ET UN QUI NE RESSEMBLE A AUCUN DE CES THERMES LA ? LE CASANOVISME

Casanova s'est vengé de sa déchéance par l'écriture. L'éternel voyageur lance un dernier pari qu'il réussit magistralement : se survivre.

# Posted on Friday, 13 March 2009 at 2:05 AM

quand je vois flou je me frotte les yeux quand je me frotte les yeux je vois flou !!!! (phrase de mon frere)

quand je vois flou je me frotte les yeux quand je me frotte les yeux je vois flou !!!! (phrase de mon frere)
font=Geneva]mary, it's your birthday
God bless you this day
You gave me the gift
Of a little sister and I'm proud of her today
Ensemble : myself, it's your birthday
Happy Birthday myself
myself, it's your birthday
Happy Birthday myself
I wish you luck and goodwill
I wish you praise and joy
I wish you better than your heart disires
And your first kiss from a boy
myself, it's your birthday
Happy Birthday myself
,myself, it's your birthday

Happy Birthday Lisa
Yeah....


pris en otage des cadeaux : - poeme iris
- tableau d'audrey

toute au restaurant , c'etait pour moi vous temoignez toute mon amitié
avec lequel j'ai toujours des difficultés a montré chaque jours
les amies je suis folle de vous et pour tout ces cadeau
je trouverais bien quelque-chose pour vous remerciez dignement

# Posted on Tuesday, 07 October 2008 at 3:22 PM

Edited on Saturday, 29 November 2008 at 6:47 AM

et si skyblog me saoulé plus que 4 verre de vodka russe et 2 de bierre irlandaise ?! ?! ?!


PEU M' IMPORTE








PEU M' IMPORTE

# Posted on Saturday, 13 September 2008 at 7:32 AM

IRLANDE prochainement

IRLANDE prochainement
l'irlande WAHOU mais cela reste TABOO !!!!


[fille de bavardage]

# Posted on Saturday, 19 July 2008 at 7:33 AM

Edited on Saturday, 29 November 2008 at 6:28 AM